Partie privée

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2. Notre mission

1. La traite des enfants sévit dans ce pays

Le nombre d’enfants togolais victimes de la traite a été estimé à plus de 310 000 en 1997 par WAO Afrique (l’antenne africaine de l’Association Mondiale des Orphelins et des Enfants Abandonnés). De plus ce chiffre ne représente que les enfants de 5 à 15 ans.

Le « recrutement » s’effectue toujours de la même façon : des agents (jeunes, souvent d’anciennes victimes) proposent des offres de scolarisation, d’emplois bien rémunérés, ou de biens matériels, tel un vélo.

Les enfants voyagent dans des conditions déplorables vers le pays « d’accueil », où ils sont confiés à un « tuteur », qui devient vite un exploiteur. Les filles effectuent des tâches domestiques et sont très souvent victimes d’abus sexuels et de viols. Les garçons travaillent souvent dans des exploitations agricoles. Leurs journées durent parfois plus de 16 heures.

Le Togo a ratifié la plupart des conventions internationales relatives aux Droits de l’Enfant, il a signé bon nombre de traités régionaux pour l’éradication de la traite ainsi qu’un accord quadripartite avec le Ghana, le Nigeria et le Bénin. Pourtant dans ses rapports périodiques à la commission des Droits de l’homme, le gouvernement togolais reconnaît que la traite des enfants n’est pas un délit au regard de la loi togolaise. De plus le Ministère des Affaires Etrangères ainsi que la police togolaise n’ont pas les moyens financiers, matériels et humains pour agir.

Certaines actions se font pourtant de façon locale, comme à Soudou, où les « tuteurs » ont des comptes à rendre aux familles et à la justice.

Dans certains villages la traite touche près de 90% des familles. Ceci a des conséquences socio-économiques dramatiques. Il faut dire également que la traite résulte majoritairement de phénomènes socioculturels solidement enracinés.

La lutte contre la traite des enfants passe donc non seulement par une sensibilisation des communautés, mais aussi par une action de développement contre l’illettrisme, la pauvreté, le laxisme des autorités et des lois, le contrôle insuffisant aux frontières, un défaut d’enregistrement des naissances.

Résumé de l’article paru dans Plan Info – n° 30 – Nov. 2005

Ceci explique notre engouement à vouloir aider à une formation des jeunes sur place. Elle leur est nécessaire pour leur permettre de travailler chez eux et développer leur propre économie. En effet, si une formation est proposée sur place, ils ne seront pas tentés de partir pour un « meilleur avenir » et finir maltraités, voire esclaves...

Nous avons donc décidé d’aider au développement d’un centre de formation, destiné aussi bien aux garçons qu’aux filles.

2. Le centre de formation : DYSSIRANA ou l’épanouissement des jeunes

Cette association se situe au Togo, dans le village de Niamtougou, et œuvre pour les jeunes en difficulté. Ses deux activités principales sont :

  • Donner une formation professionnelle aux jeunes qui ne peuvent pas poursuivre leurs études. Trois ateliers se sont ainsi formés concernant la soudure, la couture et la menuiserie, dans lesquels deux formateurs par activité dispensent les cours. Une vingtaine de jeunes peuvent ainsi y apprendre des spécialités qui leur permettront de gagner leur vie par la suite et de développer l’économie locale.
  • Encourager les enfants à poursuivre leurs études. Ils sont une trentaine, tous degrés d’enseignements confondus, et disposent d’une bibliothèque et d’une infirmerie prévue pour donner les soins primaires.

Pour assurer la demande croissante des populations locales en détresse, ce centre a besoin d’équiper sa bibliothèque et ses ateliers en outils, que ce soit pour la soudure, la couture ou la menuiserie, sans oublier que son bon fonctionnement dépend également d’une alimentation électrique couvrant tout le centre.

Dans le but de moderniser leur équipement et dans le prolongement de l'action menée l'année dernière (installation d'une salle informatique), nous envisageons cette année d'apporter davantage de matériels informatiques ainsi qu'une formation à l'utilisation de logiciel de base. De plus, notre deuxième action: apporter des médicaments et des formations à l'automédication répond à un besoin locale.

Comment de Cluny, petite ville de Bourgogne, en sommes-nous venus à connaître Dyssirana ? Nous avons été contactés par une autre association, Les Amis d’un Coin de l’Inde et du Monde (LACIM) qui a entendu parler de nos dernières actions au sein de Gasole et nous a proposé de participer au développement de ce centre. Etant dans une école d’ingénieur tournée vers la technique et la technologie, cette demande nous a touchés et nous nous sommes sentis particulièrement concernés par cette requête. Nos prédécesseurs l’année dernière ont accepté de relever le défi, et depuis, nous sommes en contact régulier avec le directeur, M Michel Delodana qui nous communique régulièrement des nouvelles de ses protégés.

Nous espérons pouvoir continuer à venir en aide à cette association locale du mieux que nous le pouvons et pour cela nous avons clairement défini nos objectifs.

3. Nos motivations

Nous avons décider de continuer l'action menée les deux dernières annnées. Ainsi nous bénificions du retour d'expérience des missions passées et pouvons avoir une action plus ciblée et plus efficace.

L’année passée, une des priorités était de sensibiliser à la sécurité dans les ateliers. Cette action ne s'est pas avérée très utile: sur place, ils sont déjà abrevés d'informations concernant la sécurité mais y sont insensibles.

D'autre part, l'installation du matériel informatique a été une réussite. Cependant, il est apparu que des formations informatiques étaient nécessaires.

Par ailleurs, un point très important de cette aventure reste le côté humain dont nous ont longuement parlé les 6 personnes parties lors du précédent projet.

équipe 2007-2008:

Retour d'expérience de la mission en 2006

Retour d'expérience de la mission en 2008

4. Nos objectifs

Michel Delodana et les enfants du centre ont toujours besoin de notre aide. Notre mission cette année consistera à :

  • Développer la salle informatique
  • Apporter les formations informatiques nécessaires
  • Rapporter du matériel scolaire et des vêtements
  • Aider au remplissage de la bibliothèque
  • Apporter du matériel pour l’infirmerie
  • Sensibiliser à l'automédication

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